24 février 2012

Le Sentier peu lumineux

La vérité si je mens ! 3 deThomas Gilou.

Navet cacher. Cinq amis commerçants dans la confection parisienne, qui a migré du quartier du Sentier à Aubervilliers, où les Chinois font la loi, montent une escroquerie pour se venger d'un escroc, avec le soutien des cousins de Shanghai.

Nous ferons bref pour dire tout le mal nécessaire de ce très dispensable nanar, une malheureuse illustration de cinéma populaire de mauvaise qualité. Le scénario est idiot, les dialogues consternants, les acteurs en roue libre, le montage à la serpe, et les salles sont pleines. Il faut donc saluer les méritoires et efficaces efforts de marketing qui ont accompagné la sortie de ce film, et qui peuvent conforter les publicitaires dans la croyance qu'il n'est pas de mauvais produit qu'on ne puisse fourguer avec une bonne com.

C'est d'autant plus surprenant que le film fait l'éloge de clichés communautaires érigés en valeurs, et de la frénésie de réussite matérielle étalée sur le mode bling-bling, une vision du monde que le pays s'apprête, on peut le souhaiter, à enterrer sans fleurs ni couronnes. A moins que le succès, même relatif, de ce désastre artistique ne soit tristement prémonitoire.

Crash-test :

 

4 commentaires:

Le haricot tragique a dit…

Si c'est pas malheureux de gâcher son bel argent de cette façon.

Hobopok a dit…

Dieu merci, j'étais invité...

Le melon dubitatif a dit…

Dans ce cas de figure, il conviendrait de revendre sa place sous le manteau afin de dépenser l'argent en victuailles.

Anonyme a dit…

tu m'etonnes. y a pas idée d'aller voir des trucs pareils. nb :marie laure m'a dit qu'elle été passée chez toi.

vivie . perdu mon ID blog...